Du 17 au 21 mai : Vies scolaires en lutte !

La Coordination Nationale des Collectifs d’Assistant·e·s d’éducation appelle à une nouvelle semaine de mobilisation à partir du 17 mai avec, comme point d’orgue, une manifestation nationale à Paris le 20 mai.

Depuis le début de l’année, les assistant·e·s d’éducation (AED, AP et APS) sont fortement mobilisé·e·s mais le ministre reste sourd à leurs revendications.

Enchaînant les CDD d’un an, payé·e·s au lance-pierre, en sous-effectifs constant et sans formation, ils et elles subissent des pressions hiérarchiques constantes. Au terme de 6 années, aucune perspective ne leur est offerte si ce n’est celle du chômage, dans un marché du travail en crise. Ces personnels ne sont associé·e·s que très marginalement aux prises de décisions et ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles et ils ont droit !

La crise sanitaire que nous vivons actuellement a fortement dégradé leurs conditions de travail avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. Pas de limitation du brassage pour celles et ceux qui doivent gérer l’urgence et jongler avec le manque d’effectifs !

Leur rôle est pourtant déterminant dans le système scolaire : sans eux·elles, les établissements ne fonctionnent pas !

SUD éducation soutient l’auto-organisation des personnels et appelle les assistant·e·s d’éducation à se saisir de cet appel, à se réunir et à se mettre en grève massivement aux dates décidées localement. Un préavis de grève spécifique a été déposé pour la période.

La fin de l’année approche, et avec elle la question du renouvellement ou non du contrat de travail. SUD éducation exige le renouvellement de tous les contrats pour celles et ceux qui le souhaitent et lance une campagne dans ce sens. Nous soutiendrons tou·te·s les collègues concerné·e·s pour obtenir leur renouvellement et les invitons à contacter SUD Education Rhône (sudeduc69@sud-arl.org).

SUD éducation revendique :

  • la titularisation sans condition de tous les personnels assistant·e·s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur·rice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;
  • la suppression du forfait nuit en internat ;
  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fe·s d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;
  • du matériel de protection fourni par l’employeur et le versement de la prime Covid.