Qui sommes nous ?

Les syndicats SUD, c’est une dynamique militante originale, pour bousculer partout le (dés)ordre établi : depuis notre création, au sortir du mouvement social de 1995, les SUD se développent dans le public comme dans le privé, et s’affirment comme un nouvel outil de lutte contre les attaques dont nous sommes victimes de toutes parts.

SUD : Solidaires, Unitaires et Démocratiques

  • SOLIDAIRES, car les droits doivent être les mêmes pour toutes et tous : nous soutenons tou·te·s les « sans » (travail, papiers, logement…), et nous luttons contre toutes les discriminations (ethniques, sexuelles, sociales, etc.). SOLIDAIRES, parce que notre pays n’a jamais été aussi riche, et que cette richesse doit être équitablement partagée : au fil du temps, la richesse profite de plus en plus aux actionnaires, et de moins en moins aux salarié·e·s. Pour SUD, à tous les niveaux, la solidarité doit l’emporter sur la gestion financière. SUD éducation s’engage contre toutes les exclusions, toutes les formes de misère et d’exploitation. Dans l’éducation, nous faisons de la lutte contre l’emploi précaire l’une de nos grandes priorités (titularisation de tou·te·s les précaires sans condition de concours ou de nationalité).
  • UNITAIRES, parce que l’individualisme et le corporatisme fragilisent tous les combats. L’heure n’est plus à la division : à l’exception des personnels de direction et d’inspection, SUD syndique toutes les catégories de personnel, de la maternelle à l’université . SUD éducation n’est pas un syndicat de plus, c’est l’outil d’un syndicalisme différent. Les 60 syndicats SUD éducation locaux sont regroupés en fédération nationale. Notre lutte est interprofessionnelle, (au sein de notre union syndicale « SOLIDAIRES ») et internationale (avec la FESAL-E, fédération européenne des syndicats alternatifs de l’éducation). Elle s’articule avec celle de nombreuses associations. SUD est l’un des acteurs de ce mouvement citoyen qui invente partout de nouvelles manières de prendre la vie publique en main, sans passer par les appareils traditionnels.
  • DEMOCRATIQUES, parce que le syndicalisme doit être l’affaire de chacun·e, au quotidien, et non pas le métier de quelques professionnel·le·s de la négociation qui pensent pour la « base », et déterminent seul·e·s des mots d’ordre à suivre. A SUD, tout se décide en assemblée générale, si possible au consensus, au terme de vrais débats (ces AG sont ouvertes aux sympathisant·e·s). L’assemblée générale mandate des collègues pour des tâches précises. Les responsabilités tournent, et personne n’est déchargé·e à plus de 50 % pour le syndicat. Le quotidien est assuré par le collectif d’animation, petit groupe élu et applique les décisions des adhérent·e·s. Les membres du collectif d’animation (déchargé·e·s ou non) doivent toujours rendre des comptes à l’AG qui peut les révoquer sur un simple vote. Elles et ils n’ont pas plus de pouvoir que les autres. Les décisions de la fédération nationale ne nous enlèvent jamais notre autonomie. SUD éducation 69, c’est un syndicat à part entière, autonome dans ses choix, qui ne reçoit aucun mot d’ordre d’en haut (ni d’ailleurs !). La dynamique nationale de notre fédération est entièrement construite par les syndicats locaux et leurs délégué·e·s.

Une autre société, une autre école, un autre syndicalisme.

  • Une autre société… Que nous impose-t-on aujourd’hui, en France et ailleurs ? La casse des grandes conquêtes sociales de la Libération (retraites, sécurité sociale, droit de grève…), la privatisation des services publics, la misère et la précarité… C’est à dire la disparition de tous les systèmes institutionnels de solidarité et d’égalité. Des riches toujours plus riches, des pauvres toujours plus pauvres : voilà le résultat des politiques néo-libérales menées par nos gouvernants depuis des années, sous l’impulsion du FMI, de l’OMC et de la banque mondiale. Et il faudrait subir sans broncher ? Mais pour celles et ceux qui refusent de se soumettre, c’est la répression syndicale, et les politiques sécuritaires qui criminalisent en particulier les jeunes, les pauvres ou les étranger·e·s. Il faut sortir de cet enfer !
  • Une autre école… Pour préparer la jeunesse aux défis de cette société en perdition, nous gardons toujours le souci pédagogique et éducatif du sens de l’école, de ses missions, de ses contenus d’enseignement, du modèle qu’elle offre comme premier contact avec le « monde du travail ». Les élèves ne sont pas des client·e·s à satisfaire ; l’école ne doit pas devenir une usine aux savoirs, comme le voudrait Macron et ceux qu’il représente; le patronat ne doit pas y faire sa loi, comme le veut le MEDEF. L’école doit enfin devenir l’outil démocratique d’une véritable ascension sociale pour tou·te·s, et non pas le lieu d’une éternelle reproduction sociale. Chaque enfant doit pouvoir progresser, se construire et s’épanouir, c’est à dire avoir une vraie place dans une école de qualité (pas dans la rue, ni en prison), pour avoir une vraie place, demain, dans une société de liberté, d’égalité et de solidarité. Certes, il s’agit d’une affaire de moyens, mais surtout de volonté politique, d’ambition démocratique, de projet éducatif national cohérent. Nous ne devons pas laisser cette question du sens de l’école à des expert·e·s gouvernementaux, mais nous l’approprier pour améliorer le service public d’éducation nationale avec l’ensemble de la population.
  • Un autre syndicalisme… SUD éducation n’est pas un syndicat co-gestionnaire : Nous sommes un syndicat de lutte. Nous estimons que les appareils syndicaux traditionnels sont insuffisants: l’heure est à l’auto-organisation des luttes par la base, qui invente partout de nouvelles formes d’action (désobéissance civile…), surtout si les syndicats encouragent, accompagnent et soutiennent le mouvement. SUD cherche à se mettre au service de tou·te·s les collègues qui se battent (syndiqué·e·s ou non), pas au service du pouvoir en place. Nous ne refusons pas de travailler avec les autres syndicats : bien au contraire, nous voulons construire l’unité syndicale au service des luttes.

Une autre société, une autre école, un autre syndicalisme… Ces trois revendications n’en forment qu’une : nous nous battons pour transformer profondément le monde, ici comme ailleurs. Notre syndicalisme est politique, au sens le plus noble de ce mot. SUD éducation est un outil qui nous permet d’être acteurs et actrices de la société, d’affirmer nos différences, et de peser dans les débats publics. Nous défendons nos collègues lorsqu’il le faut, mais le syndicalisme ne peut pas se limiter à la défense des salarié·e·s, surtout pour nous dont le métier est la formation des citoyen·ne·s de demain. En tant que syndicat du service public d’éducation, nous sommes le vecteur d’une contestation politique : nous refusons que l’argent ait partout la priorité sur l’humanité. Nous cherchons à construire, avec celles et ceux qui sont engagé·e·s dans la lutte, un syndicalisme radical et pragmatique. Radical, parce que nous travaillons à transformer profondément notre système socio-économique. Pragmatique, parce que nous n’avons pas de modèle pour construire cette société d’humanité, de justice et d’égalité à laquelle tout le monde a droit. Il s’agit bien d’expérimenter, de créer, d’inventer tou·te·s ensemble, au fur et à mesure, le véritable progrès social, en partant de notre système tel qu’il est, dans une démarche solidaire, unitaire et démocratique.

Notre syndicat n’est ni dogmatique, ni idéologique : nous n’avons pas tou·te·s les mêmes idées. SUD éducation est un espace de débat ; c’est en cela aussi qu’il est un espace politique. Notre indépendance vis-à-vis des partis est garantie par nos statuts. SUD éducation ne fait pas de prosélytisme : à quoi bon syndiquer des milliers de collègues, s’ils consomment du syndicalisme ?

Recruter de nouvelles et nouveaux adhérent·e·s n’est pas une fin en soi, mais cela doit être un moyen de développer la lutte. Pour nous, le syndicalisme, avant d’être une affaire de nombre, est une affaire d’engagement personnel et collectif. SUD éducation n’a pas d’ambition électoraliste. Nous participons aux élections pour mieux accompagner nos collègues d’abord, mais aussi pour troubler le jeu, tranquille et bien réglé, qui réunit l’administration et les syndicats co-gestionnaires, pour montrer que les collègues contestent de plus en plus ce système, et sont de moins en moins dupes de la pseudo démocratie et des pseudo négociations à tous les niveaux de notre ministère.

Et moi dans tout ça ?

Si vous cherchez un syndicat où des professionnel·le·s du syndicalisme pensent pour vous, et se contentent de vous vendre des « services » pour la gestion de votre carrière, SUD n’est peut-être pas le syndicat que vous cherchez. A SUD, tout est partagé à tous les niveaux : le travail et les responsabilités.

C’est un petit syndicat, jeune et dynamique, qui rassemble des collègues d’horizons divers, uni·e·s par la volonté de résister et de créer, dans lequel chacun·e est écouté·e et s’engage selon ses disponibilités, ses compétences et ses envies.

SUD deviendra ce que ses militant·e·s décideront d’en faire, tou·te·s ensemble !